Articles avec #serie du mois tag

Publié le 4 Novembre 2014

Il était une fois une série tv avec des personnages de conte de fée coincés dans notre monde sans magie.

C’est ainsi que démarre la série à succès Once Upon a Time (OUAT pour les intimes).

Emma, jeune femme de 28 ans garante de caution, reçoit la visite de son fils Henry qu’elle a abandonné à la naissance, le jour de son anniversaire.

Bien sûr, Emma ne croit pas au conte de fée ni à la méchante reine (ça serait trop facile sinon) qui a piégé tout les personnages dans notre monde à l’aide d’une puissante malédiction qu’elle est destinée à briser.

Elle ne croit pas non plus qu’elle est le fruit de l’amour entre le prince charmant et Blanche Neige qui, eux, sont séparés et ne se souviennent plus de leur vie d’avant comme tout les autres habitants de la ville à cause de cette malédiction.

Néanmoins, elle va venir dans la petite ville de Storybrook pour ramener son fils à sa mère adoptive qui n’est personne d’autre que… la méchante reine Régina.

Voilà le synopsis accrocheur de la nouvelle série de la ABC qui a été présenté le 23 octobre 2011 devant 12.93 millions d’américain. Et un excellent taux de 4% sur la cible des 18/49ans.

 

La modernisation des contes de fée

Le fait que les personnages de conte de fée soient coincés dans notre monde au XXIème siècle modernise l’image qu’on peut avoir des contes. Les personnages eux même sont modernes :

Ainsi on peut voir Le petit chaperon rouge en jupe très très courte, se disputer avec mère grand car elle ne peut pas sortir tard le soir dans le petit restaurant qu’elles gèrent toutes les deux. On peut voir Cendrillon en cloque vendre son bébé au terrible Rumplestilskin ou encore Blanche Neige avoir une aventure avec le docteur Frankenstein.

Et le tout rien que dans la première saison ! Une première saison suivie par 9.9 millions d’américain en moyenne et un taux de 3.3%.

 

 

 

Une suite un peu bancale

Après une saison 1 triomphale pour les gentils, il fallait bien trouver de quoi faire une saison 2. Les « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » c’est mignon mais pas suffisamment dramatique pour intriguer un public dans le monde impitoyable d’Hollywood. Donc, on a choisit d’envoyer quelques personnages principaux dans le pays des conte de fée et de séparer (encore) Blanche Neige et le prince charmant qui venait à peine de se retrouver. On leur envoie (encore) une méchante sorcière aidée par un (très beau) pirate (histoire d’être un peu original) et le tour est joué. Jusqu’ici tout va bien, le but de la saison est que tout le monde revienne à la maison. Le problème est que tout le monde est revenu dans le milieu de la saison 2 et que la nouvelle méchante sorcière n’est pas restée bien plus longtemps… Et les scénaristes sont légèrement tombés en panne d’inspiration ce qui nous a valu quelques moments pénibles : on fait revenir Pinocchio, mystérieusement disparu après la fin de la malédiction, on transforme la Belle aux bois dormant en alcoolique et on fait venir deux grands méchants touts bonnement ennuyeux. Et l’audience chute un peu : 11.36 millions au démarrage, aux alentours de 7.5 millions pour les derniers épisodes et une moyenne de 8.5 millions pour la saison 2.

 

Une saison coupée en 2

La saison 3 est plus structurée avec une première partie concentrée sur l’histoire de Peter Pan et le pays imaginaire avec seulement quelques personnages principaux. Et ça a provoqué un profond dépaysement plutôt bienvenu. Mais malgré la concentration sur seulement quelques personnages, les scénaristes ont réussis à rendre le Prince Charmant et Blanche Neige tout simplement inutile.

La deuxième partie de saison est un grand retour aux sources avec une nouvelle malédiction. Régina devenue gentille, il fallait une nouvelle méchante digne de ce nom et la sorcière de Wicked s’est montrée tout à fait respectable dans ce rôle. Ce « reboot » avec de nouveaux personnages comme Robin des Bois a clairement apporté un nouvel élan à la série.

Mais coté audience, le mal était déjà fait. En réalisant une fin de saison 2 plus moyenne, le public ne s’est pas déplacé en masse pour suivre la saison 3.

8.52 Millions pour le 1er épisode et une audience au dessus des 6.5 millions tout le long de cette saison avec une remarquable stabilité preuve que le public resté fidèle a apprécié les intrigues.

 

Un spinoff condamné à l’échec

On l’oublierait presque mais il y a eu un spin off de la série intitulé Once Upon a Time in Wonderland qui racontait l’histoire d’Alice aux pays des merveilles. Mais on ne peut pas dire qu’elle ait réellement été mise en valeur et c’est bien dommage. Placer cette série le jeudi à 20h avant Grey’s Anatomy et Scandal était un très mauvais choix tout comme le fait de ne pas faire revenir des personnages déjà présent dans la série mère : Où est passée Sebastian Stan qui jouait le chapelier fou ? Pourquoi n’avoir invité la reine des cœurs que pour un seul épisode ? Pourquoi ne pas avoir fait un cross over plus prononcé quand on voit que Storybrook apparaît dans quelques épisodes ?

Et que dire des effets spéciaux…

Bref, pas étonnant que la série n’ait pas fonctionné.

En revanche l’idée d’introduire le valet Will Scarlett dans la saison 4 est une très bonne idée. Même si il y a peu de chance de revoir Alice ou Jafar, il n’est pas impossible de revoir Anastasia dont le destin est très lié à celui de Will. A suivre !

 

 

Vers une saison 5 ?

En parlant de la saison 4, l’idée d’introduire les personnages de la reine des neiges est plutôt bonne du point de vue de l’intrigue. Le fait de ne pas refaire l’histoire qu’on connait du dessin animé mais plutôt d’offrir une suite enrichit vraiment la série. Et surtout d’un point de vue marketing, l’idée de reprendre une histoire ultra contemporaine signé Disney qui a rapporté plus d’un milliard de dollars a semble t-il boosté l’audience de la série. En effet, la saison 4 s’est ouverte devant 10.16 millions d’américain et un taux de 3.5% soit la meilleure audience depuis le début de la saison 2. Et même si l’épisode de dimanche dernier n’était vu que par 6.87 Millions d’américain à cause de toutes les représentations sportives, il est fort à parier que l’audience va vite remonter. La ABC a, par ailleurs, donné une saison complète de 23 épisodes au lieu des 22 habituels des précédentes saisons et devrait, sans l’ombre d’un doute, assurer une saison 5 à cette magnifique série qui deviendra probablement culte dans les années à venir.

Voir les commentaires

Publié le 31 Mai 2014

Revenge

« My father was an innocent men, destroyed by powerful people… » Traduisez par « mon père était un homme innocent, détruit par des gens puissant ».

Voilà LA phrase d’accroche que tout bon fan de la série Revenge se doit de connaître.

Une phrase qui résume tout bonnement les enjeux de la série : une jeune fille qui a perdu son père trahi par des gens puissants et si on rapproche la titre de la série (Revenge/vengeance) avec cette phrase, on comprend que l’héroïne n’est pas là pour plaisanter. En effet, Amanda Clarke veut se venger de personnes autrefois amis  avec son père vivant dans la région des Hamptons (Près de New York, région favorite des riches et puissants de la grosse pomme). Ces anciens amis l’ont fait accuser d’un attentat lorsque l’héroïne était enfant. Elle décide de se venger quand elle apprend que son père n’a jamais commis le crime pour lequel il a été arrêté. Pour se faire elle s’intègre à la communauté de personne qui a fait tomber son père, change son identité en Emily Thorne et jure de les faire tomber à leur tour.

Comme le dit Emily Thorne dans l’épisode pilote : « Lorsque l’on est victime d’une injustice on peut soit pardonner ou se venger. Mais ce n’est pas une histoire sur le pardon ».

C’est donc dans ce contexte que démarre la série.

 

Les raisons du succès

 

La série démarre à 10.02 millions de téléspectateurs américains le mercredi 22 septembre 2011 face à des poids lourds comme les experts (CSI) ou encore New York unité spéciale (Law and order : CSU) et se paie le luxe de finir vainqueur sur la fameuse cible des 18/49ans avec 3.3%. En résumé c’est un carton plein pour la ABC. De plus la série se stabilise très rapidement aux environs des 8 millions de téléspectateurs (7.80 de moyenne pour la saison 1) et s’y maintient tout le long de la saison avec un final dramatique à 7.85 millions (Dans lequel un avion explose avec de nombreux personnages à l’intérieur plus une tentative de suicide).

Pourquoi un tel succès ? Parce que Mike Kelley a eu l’intelligence de mêler les genres soap opera et action : un savoureux mélange entre Dallas et Alias qui fait mouche. De plus, Emily Van Camp est sublime et épatante en héroïne bad ass, autant à l’aise dans les scènes d’action que dans son rôle de petite fille à papa bourgeoise.

La profondeur des personnages est sans aucun doute l’un des points forts de la série : la grande Victoria Greyson est autant manipulatrice que femme bafouée et trompée mais tellement complexe qu’on la déteste autant qu’on l’aime.

 

Un succès limité dans le temps

 

Le problème avec ce genre de série c’est de continuer à garder le public en haleine sur la durée et à ce jeu là Revenge ne s’en sort pas toujours bien…

Après le final explosif (c’est le cas de le dire) de la saison 1 on pouvait s’attendre à une grande saison 2. Mais voilà, c’est difficile de faire toujours mieux… Conséquences : certains personnages sont devenus inutile (Declan et Charlotte en tête de liste). L’introduction d’Aiden Mathis en love interest d’Emily était risquée compte tenu de l’alchimie évidente entre Emily et Jack Porter (son ami d’enfance et futur papa) et n’a pas vraiment convaincu… et que dire de l’histoire d’amour entre Nolan Ross (gay comme un pinson) et Padma Lahari…

Niveau audience le public ne s’y trompe pas et délaisse peu à peu la série (on passe de 9.74 au season premiere à 6.12 millions pour le season finale avec une audience de 5.20 pour l’épisode 13).

 

Une future (belle) fin proche ?

 

La saison 3 ne fait guère mieux avec des audiences toujours plus basses (du 8.11 millions pour le season premiere à un final de 4.87 millions!). L’éviction de certains personnages pour redonner un rythme à la série n’a pas eu l’effet voulu. Et la vengeance d’Amanda Clarke s’éternisant toujours plus ne passionne plus vraiment. Avec des audiences faiblardes en dessous des 5 millions on peut s’estimer heureux que la saison 2013/2014 de la ABC ait été si catastrophique sinon une saison 4 n’aurait peut être pas vu le jour… On peut donc penser qu’Emily Thorne vit peut être ses derniers moments dans les Hamptons et c’est peut être pas plus mal compte tenu du sujet de la série (une vengeance) qui ne peut durer indéfiniment dans le temps (comme le font les bons toubibs du Seattle Grace Hospital). Mais c’est peut être la meilleure façon de donner une fin magique à cette série ô combien passionnante qui, on l’espère, ne finira pas sa carrière dans l’indifférence totale.

Série du mois ( Mai 2014 ) : REVENGE

 

 

 

 

 

Gabriel Simon 

Voir les commentaires

Rédigé par Gabriel Simon

Publié dans #Série du mois